4 ans que je cherche des cours de Tchèque.
Recherche partiellement couronnée de succès, vu que j'ai pu en avoir sporadiquement. Mais les étudiantes, ça va ça vient, c'est ça le problème.
Et surtout ça a toujours été un parcours du combattant de trouver.
Et là, ce matin, je tombe sur une annonce "étudiante tchèque donne cours d'anglais et tchèque".
Juste comme je suis pire que pauvre (je suis en stage c'est très très frustrant financièrement).
Et à m-3.
(Classiquement le genre de truc qui m'arrive tout le temps, je suis maudite du décalage temporel. Appelez-moi Uchronie, et vive Tuesday Next).
Enfin. je vais quand même prendre 4 heures de cours, juste avant de partir à Praha. M'est avis que ça va être très très tchèque pour une fois, voire exclusivement, vu le niveau de français de
l'étudiante en question.
Une vidéo tchécoslovaque (mot choisi, c'est pas une faute) d'une célèbre chanson (y'a même des goodies à son sujet), créée et interprétée par Ivan Mladek, star totale.
Les paroles : (c'est beaucoup plus facile à chanter que Ieva's Polka, enfin moi je
trouve).
Jožin z bažin
Jedu takhle tábořit škodou sto na Oravu.
Spěchám, proto riskuji, projíždím přes Moravu.
Řádí tam to strašidlo, vystupuje z bažin,
žere hlavně Pražáky, jmenuje se Jožin.
Jožin z bažin močálem se plíží,
Jožin z bažin k vesnici se blíží,
Jožin z bažin už si zuby brousí,
Jožin z bažin kouše, saje, rdousí.
Na Jožina z bažin, koho by to napadlo,
platí jen a pouze práškovací letadlo.
Projížděl jsem dědinou cestou na Vizovice.
Přivítal mě předseda, řek mi u slivovice:
«Živého či mrtvého Jožina kdo přivede,
tomu já dám za ženu dceru a půl JZD.»
Jožin z bažin… itd.
Říkám: «Dej mi, předsedo, letadlo a prášek,
Jožina ti přivedu, nevidím v tom háček.»
Předseda mi vyhověl, ráno jsem se vznesl,
na Jožina z letadla prášek pěkně klesl.
Jožin z bažin už je celý bílý,
Jožin z bažin z močálu ven pílí,
Jožin z bažin dostal se na kámen,
Jožin z bažin tady je s ním amen.
Jožina jsem dohnal, už ho držím, johohó,
dobré každé lóvé, prodám já ho do ZOO.
Bon, je comprends quelques mots (et surtout maintenant je sais comment on dit marécage -bažin-, ça c'est important), mais je suis malheureusement pas capable de
traduire.
En gros, le narrateur raconte qu'il va en Orava (région de Slovaquie) dans sa škoda, qu'il prend des risques parce que sévit dans la région un monstre nommé
Jožin, qui sort des marécages pour bouffer les habitants de Prague.
Refrain :
Jožin rampant hors du marécage
Jožin du marécage à côté du village,
Jožin du marécage grinçant des dents,
Jožin du marécage mordant, suçant, étouffant.
On dit que la seule façon de s'en débarrasser serait d'utiliser de la poudre pesticide par avion (IGNOBLE !! Tu m'étonnes, après ça, tout trépasse !).
Puis quand le narrateur est arrivé à destination, le maire village lui a fait boire de la Slivovice
(c'est bon la Slivovice) et lui a dit que celui qui apportera Jožin vivant ou mort aura pour femme sa
propre fille et une partie de la coopérative (c'était encore la Tchécoslovaquie du bloc de l'est hein...).
Pas de problème répond notre héros, donnez-moi un avion et de la poudre et j'en fais mon affaire.
Sitôt dit sitôt fait, il a bazardé la poudre sur notre Jožin, (qui avait quand même pas mérité ça oh !).
Jožin transformé en pierre, le narrateur le ramène avec lui pourl'échanger contre de l'argent au zoo plutôt que de le remettre au maire contrela fille et la coop.
C'est obligé que l'écoute de Loituma mette tout le monde en joie :
Et en bonus, les paroles.
Si vous y arrivez, je vous tire mon chapeau :
Ievan Polkka
Nuapurista kuulu se polokan tahti
jalakani pohjii kutkutti.
Ievan äiti se tyttöösä vahti
vaan kyllähän Ieva sen jutkutti,
sillä ei meitä silloin kiellot haittaa
kun myö tanssimme laiasta laitaan.
Salivili hipput tupput täppyt
äppyt tipput hilijalleen.
Ievan suu oli vehnäsellä
ko immeiset onnee toevotti.
Peä oli märkänä jokaisella
ja viulu se vinku ja voevotti.
Ei tätä poikoo märkyys haittaa
sillon ko laskoo laiasta laitaan.
Salivili hipput.
Ievan äiti se kammarissa
virsiä veisata huijjuutti,
kun tämä poika naapurissa
ämmän tyttöä nuijjuutti.
Eikä tätä poikoo ämmät haittaa
sillon ko laskoo laiasta laitaan.
Salivili.
Siellä oli lystiä soiton jäläkeen
sain minä kerran sytkyyttee.
Kottiin ko mäntii ni ämmä se riitelj
ja Ieva jo alako nyyhkyytteek.
Minä sanon Ievalle mitäpä se haittaa
laskemma vielähi laiasta laitaa.
Salivili.
Muorille sanon jotta tukkee suusi
en ruppee sun terveyttäs takkoomaa.
Terveenä peäset ku korjoot luusi
ja määt siitä murjuus makkoomaa.
Ei tätä poikoo hellyys haittaa
ko akkoja huhkii laiasta laitaan.
Salivili.
Sen minä sanon jotta purra pittää
ei mua niin voan nielasta.
Suat männä ite vaikka lännestä ittään
vaan minä en luovu Ievasta,
sillä ei tätä poikoo kainous haittaa
sillon ko tanssii laiasta laitaan.
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